Vianney, musicien et voyageur

Connaissez-vous les Victoires de la musique ? Cela pourrait s’apparenter aux Césars ducinéma : plusieurs artistes sont nommés dans différentes catégories comme « la chanson de l’année », « l’artiste féminine », « l’album révélation », « le clip vidéo » ou encore « le spectacle musical », et l’un d’entre eux est choisi à la suite d’un vote effectué par ses pairs.
Cette année, pour « l’artiste masculin de l’année », étaient nommés Kendji Girac, Dominique A et Vianney. Et c’est ce dernier qui a remporté la célèbre récompense.
LCFF a rencontré pour vous ce jeune auteur-compositeur-interprète.

LCFF : Vous écrivez vos chansons en français, quels rapports entretenez-vous avec les langues ?

Vianney : Le français est ma langue maternelle, mais j’ai étudié l’anglais et le suédois. J’ai d’ailleurs vécu en Angleterre où je ne parlais qu’anglais. L’apprentissage d’autres langues m’a fait apprécier encore plus le français. Je me suis aperçu à quel point elle est exceptionnelle et précise. Le message que je transmets, les images que je décris dans mes chansons sont très importants pour moi, c’est pour ça que j’écris en français, dans la langue que je maîtrise le mieux. Finalement, faire sonner le français, même pour un francophone, c’est un défi en soi.

Vous avez l’habitude de voyager, vous êtes allé à Berlin et à Stockholm seul à vélo depuis Paris, vous avez fait le tour de France en scooter. Qu’est-ce que vous aimez dans le voyage ?

Le voyage est une manière de me remettre en question et de prendre de la distance par rapport à ma vie et à mon métier. Cela me permet de relativiser, de me détacher des choses et de revenir plus serein dans mon quotidien. Malgré la notoriété, les gens ont toujours quelque chose de vrai à offrir.

Vous êtes très actif sur les réseaux sociaux, pourquoi ?

Les réseaux sociaux représentent un lien incroyable avec le public. Le public me donne tellement, que c’est une façon de donner à mon tour. C’est aussi un bon moyen pour avoir des retours de la part des gens, un peu comme un baromètre. Bien sûr, les réseaux sociaux ne permettent pas un contact individuel mais je prends quand même le temps de tout lire.

On voit dans vos clips qu’il y a un véritable sens de l’esthétique. Vous n’êtes pas qu’un musicien, n’est-ce pas ?

Effectivement, je vois la musique comme un ensemble. Le message est important mais il faut aussi habiller les chansons, c’est un tout. J’ai la chance de ne pas avoir à porter de déguisement et de pouvoir être à la vie comme à la scène.

Emilie Orzalesi

téléchargez gratuitement la version imprimable de Musique Entretien

Je souhaite recevoir la newsletter