Archives pour l'étiquette français

Installation à Londres

Par Mélanie Pezous

L’idée
Il y a deux ans et demi, mon compagnon, Julien, et moi,

Mélanie Pezous

nous sommes venus passer quelques jours à Londres, pour la deuxième fois. Au cours d’un trajet en bus, nous nous sommes mis à considérer la propreté de la ville, la grande quantité de verdure et l’air peu pollué (pour une capitale et surtout en la comparant à Paris !). De fil en aiguille(1), une idée s’est forgée(2) : pourquoi ne pas venir y vivre ? Je stagnais(3) depuis deux ans, et malgré des études conséquentes, je ne trouvais que des emplois saisonniers. Julien, quant à lui, ne rêvait que d’une chose depuis son enfance : travailler dans le cinéma et malgré tous ses efforts, il peinait(4) à trouver des projets cinématographiques. Nous voilà donc convaincus : dans un an, nous reviendrions à Londres,

Mélanie Pezous

mais pour y vivre !
Après douze mois de préparatifs (faire des économies, refaire nos passeports, mettre à jour l’administration, prendre quelques cours d’anglais, …), nous voici à l’aube du 7 février 2017, prêts à prendre la route.

Le voyage
Oui, oui, la route. Car nous ne sommes pas partis à Londres avec un sac à dos : nous avons embarqué avec nous une petite partie du matériel de cinéma afin d’être prêts à toute éventualité. Yann, notre meilleur ami, faisait partie du projet : avec Julien, ils allaient conduire une camionnette jusqu’à Londres, la décharger dans la nuit avant de la ramener à Paris et enfin revenir outre-manche grâce à l’Eurostar. De mon côté, comme il n’y avait pas assez de place, j’allais prendre l’avion.

L’emménagement et les premiers pas

Mélanie Pezous

Grâce à une amie qui travaillait dans l’immobilier, nous avons eu la chance d’avoir un logement avant même d’être arrivés. Les garçons y ont déchargé nos affaires et nous avons pu y dormir dès notre arrivée. Oubliée notre maison à six cents euros avec un jardin et trois chambres. Ici, nous ne louons que deux chambres sur les quatre que compte l’appartement, pour presque mille cinq cents euros à nous trois. Nous nous consolons avec un énorme avantage : être à dix minutes à pied à peine du cœur de la capitale ! L’installation se fait simplement ici : arrivés passeports en main, il nous faut simplement nous rendre dans un « job centre » : ce sont des accueils administratifs, répartis par quartiers, dans lesquels suite à un court entretien, on peut obtenir un numéro officiel. Il ne fait pas de nous des Anglais, mais nous autorise à travailler sur le sol britannique et ça, c’est exactement ce que nous voulons. Une fois ce premier sésame(5) en poche, direction la banque pour ouvrir un compte : avec un logement, les choses sont très simples ; nous évitons l’éternelle boucle du « avoir un logement pour ouvrir un compte / avoir un compte pour obtenir un logement ». Pour le téléphone, nous nous en étions chargés avant en pré-commandant simplement des cartes SIM avec un opérateur internet. Et comme nous avions également préparé nos CV et les entreprises dans lesquelles nous souhaitions postuler(6), nous voici au troisième jour de notre installation, partis en road trip, chacun de notre côté pour effectuer un maximum de candidatures spontanées.
Cette première journée fut intense mais peu prometteuse : nous nous sommes rapidement rendu compte que si le travail ne manque pas ici, le secteur culturel ne recrute pas facilement. Encore peu à l’aise en anglais, nous choisissons vite de petits boulots afin de nous perfectionner : voici donc Yann (qui ne boit pas d’alcool) derrière un bar très connu de Camden, et moi à moitié dans un café comme cuisinière et serveuse et l’autre moitié comme assistante de galerie pour la maison MinaLima (responsable de toute la partie graphique des accessoires et des décors des
films Harry Potter). Julien, lui, n’a peur de rien. Si sa journée n’a pas porté ses fruits, qu’importe(7) : il va continuer à travailler et à postuler jusqu’à ce qu’on lui ouvre des portes. Pas question pour lui de passer par un job alimentaire, son ambition et son courage (et ses économies !) l’aideront à trouver.
Après quelques mois, nous commençons à saisir quelques fils : les sites de recherches en ligne, les groupes, les petits onglets « jobs » parfois bien cachés sur les sites officiels…. Grâce à ça, nous pouvons changer un peu d’air, d’ambiance et d’équipe pour moi en partant travailler au Kensington Palace, se perfectionner pour Yann en suivant des formations de bar tender (barman) et trouver un emploi dans un club très sélect pour Julien.

1 jour, 1 mois, 1 an
Nous voici le 7 février 2018, un an déjà après notre arrivée. Nous fêtons l’événement en déménageant : nous allons vivre un peu plus excentré(8), mais juste tous les trois, dans un grand appartement, au calme. Nous avons la sensation de retrouver nos vies d’adultes en abandonnant notre auberge espagnole. N’ayant plus aucune barrière(9) de langue, nous sommes maintenant beaucoup plus sûrs de nous pour retourner chercher du travail dans nos domaines respectifs. Nous rêvons des responsabilités et d’engagement, d’enrichissement et d’expériences. Une chose est sûre : nous ne sommes pas encore prêts à rentrer !

Bilan 
S’il n’a pas été dur de se décider à venir vivre ici, il n’est pas pour autant facile de vivre loin de sa famille, de ses amis, de ses habitudes. Pourtant cette ville dynamique, qui ne dort jamais, ne cesse(10) de nous charmer : avec toujours un événement ou une nouvelle exposition à proposer, un concert ou un nouveau lieu à découvrir, une mixité culturelle incroyable (ici, on croise des personnes du monde entier ) et des possibilités de carrière incroyables (trouver un travail n’est pas très compliqué et évoluer, augmenter son salaire et ses responsabilités font également partie des avantages extraordinaires de l’Angleterre par rapport à la France), nous ne partirons d’ici qu’en étant sûrs que la France sera en mesure de nous offrir la réalisation des mêmes ambitions.

Lexique
1. de fil en aiguille : petit à petit, progressivement
2. s’est forgée (v. se forger) : s’est formée
3. stagnais (v. stagner) : restais bloquée
4. peinait (v. peiner) : avait de la difficulté
5. sésame (n. m.s.) : moyen d’accéder à
6. postuler (v.) : poser notre candidature
7. qu’importe : ce n’est pas grave
8. excentré (adj. m.s.) : plus loin du centre-ville
9. barrière (n. f.s.) : difficulté
10. cesse (v. cesser) : s’arrête

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On s’entraîne pour le DELF B1 !

Le DELF est l’examen officiel évaluant les 4 compétences de l’apprentissage de la langue française. Il est constitué de 4 épreuves (Compréhension Orale, Compréhension Écrite, Production Orale et Production Écrite).
Les niveaux du DELF sont définis par le CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues) de A1 à B2 pour le DELF et C1,C2 pour le DALF.

Le niveau B1
À ce niveau dit « intermédiaire », le candidat peut parler de lui-même, de ses activités, de ses centres d’intérêt, de son passé et de ses projets. Il peut échanger des informations, faire face à des situations moins courantes et expliquer pourquoi il y a une difficulté. Il est capable de commenter un point de vue et d’exprimer ses opinions, son accord et son désaccord. Il communique avec une certaine assurance sur des sujets, familiers ou non, et peut exprimer sa pensée sur un sujet abstrait ou culturel comme un film, de la musique, etc.

La production orale de l’examen DELF B1 dure une dizaine de minutes. L’exercice est divisé en 3 parties avec 10 minutes de préparation pour la partie 3 seulement.

PARTIE 1 : Entretien de 2-3 minutes. Le candidat se présente (famille, études, travail, loisirs, voyages etc.). L’examinateur lui pose quelques questions. Je vous conseille de préparer à l ‘avance cette présentation car il n’est pas toujours facile de parler de soi-même !

PARTIE 2 : Dialogue de 2-3 minutes à partir d’une situation que le candidat découvre sur un papier. La situation proposée permet de vérifier si le candidat sait faire face à une situation inhabituelle et comparer des alternatives. Il doit faire comprendre ses opinions et ses réactions pour trouver une solution à un problème.

Exemples de situations :
Sujet 1 : Vous êtes chez un ami à Bordeaux. Vous avez décidé d’aller voir ses cousins pour le week-end à Toulouse. Il souhaite prendre le train pour y aller mais vous préférez y aller en voiture. Vous lui expliquez pourquoi et vous essayez de le convaincre.
L’examinateur joue le rôle de votre ami.

Sujet 2 : Vous habitez dans une petite ville en France. Vous faites vos courses à vélo mais le supermarché où vous allez n’a pas de parking à vélo. Vous attachez votre vélo devant l’entrée mais un employé vous dit que ce n’est pas possible. Vous lui demandez une solution. Une discussion commence.
L’examinateur joue le rôle de l’employé.

Sujet 3 : Vous êtes en France. Vous achetez un vêtement en soldes. Une fois à la maison, vous vous rendez compte que le vêtement est abîmé, vous retournez au magasin pour demander qu’on vous le rembourse. Le vendeur refuse en prétextant qu’aucun article acheté en soldes n’est remboursé. Une discussion commence.
L’examinateur joue le rôle du vendeur.

Cet exercice paraît difficile mais avec un peu de pratique vous comprendrez vite ce que l’examinateur attend. N’oubliez pas qu’il est là pour évaluer votre français et non vos idées ! Ne vous bloquez pas sur la situation, faites des phrases correctes, posez des questions, soyez poli.

PARTIE 3 :

Pour cet exercice, vous avez 10 minutes de préparation avant le début de l’examen oral. Normalement, vous prenez des notes sur une feuille que vous reprenez après la partie 1 et 2 de l’examen. Il ne s’agit pas de lire vos notes mais de faire une présentation orale de votre point de vue à partir d’un court article sur un thème précis. Le sujet proposé permet d’évaluer le candidat sur sa capacité à identifier un sujet de discussion à partir d’un texte déclencheur, donner son opinion et en discuter avec l’examinateur.
Les thèmes sont variés : l’environnement, la consommation, les loisirs, le travail, l’éducation, les nouvelles technologies, etc.
L’article exprime un certain point de vue, le candidat doit le commenter, argumenter, donner son opinion et élargir un peu le thème.

Exemple de sujet :

Être payé pour faire du vélo !

Vous aimez rouler à vélo ? Bonne nouvelle : votre bonne action pour l’environnement pourrait aussi vous rapporter de l’argent. C’est ce que propose Ecovélo, un projet développé par une entreprise de Nantes !
L’idée est très simple : vous utilisez votre vélo et à la fin du mois, vous obtenez un salaire.
Comment ? Il suffit de faire poser des publicités sur votre bicyclette. Une application sur le téléphone calcule les kilomètres et les trajets effectués ; plus vous roulez, plus vous passez dans des lieux fréquentés et plus vous gagnez !
En moyenne, les cyclistes gagnent 60 euros par mois mais ça peut monter jusqu’à 125 euros. Alors vous avez besoin d’argent et vous aimez faire du vélo? Ce bon plan est fait pour vous !

D’après studyrama.com

Quelques idées pour traiter ce thème :

Introduction : expliquer ce que commente l’article : quel est le projet, qui le développe, quand, pourquoi, pour qui, où, etc.
Argumentation : commenter le projet, bonne ou mauvaise idée ? Existe déjà ou possible dans votre pays ? Pourquoi ? Avantages ? Inconvénients ? Rôle du téléphone et des applications qui permettent de gagner de l’argent mais qui permettent aussi de nous suivre et de nous surveiller. Personnellement, j’utilise mon vélo pour…., ce projet me conviendrait /ne me correspond pas du tout car… Dans l’avenir, ce type de projet fonctionnera/ ne fonctionnera pas parce que…. C’est un projet typiquement français ? Qui me surprend ? Que je ne comprends pas?…
La protection de l’environnement, c’est important car….
60 euros, ça me paraît peu/ beaucoup/ exagéré/ impossible/ génial…
Conclusion : ce projet est intéressant, a de l’avenir, permet de protéger l ‘environnement…

Anita Viel

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Hippocrate de Thomas Lilti

Hippocrate ? Qui est-ce ? Et bien, c’est un médecin de l’Antiquité grecque dont on a gardé surtout le fameux serment que prêtent les médecins et les pharmaciens avant d’exercer. Il garantit, entre autres, le secret professionnel. Ce serment n’a aujourd’hui qu’une valeur symbolique.

Pour lire la suite…