Destination francophonie : Montpellier

par Alice Goy- Billaud

À LCFF, on connaît bien Montpellier, c’est là que le magazine est né !

Inga, Nihad, Amélie, Aslak, Davide et Anna ont ce point en commun : ils sont venus à Montpellier un mois, un semestre ou une année pour y étudier, et sont tous passés par l’IEFE, l’Institut des Etudes Françaises pour les Etrangers de l’Université Paul Valéry.


Inga est norvégienne. En 2007, elle décide de faire un échange avec le centre culturel d’Oslo. Sa grand-mère est française et habite à Nice alors, quand on lui propose Montpellier, qui n’est qu’à quelques heures en train, elle n’hésite pas.
« Je ne suis pas souvent allée à la plage, mais ce que j’ai apprécié, c’était rencontrer des gens sur le campus de Montpellier 3 ».
Son objectif, c’était que son français devienne fluide. À l’époque, elle habitait avec Ingrid, Norvégienne elle aussi. « Le plus difficile, c’était le téléphone. Chaque fois que j’allais téléphoner au propriétaire, j’écrivais les phrases avant de parler. Et quand quelque chose ne marchait pas, on appelait à tour de rôle ! ».
Finalement, elle a validé son B2 et enseigne maintenant le français dans un lycée à Oslo.
« Je pense que ça reste l’année de ma vie la plus heureuse !» conclut-elle.

Nihad, Amélie et Aslak se sont rencontrés en août 2011.
Aslak, Norvégien comme Inga, avait 21 ans.
« Je m’en souviens parce que 21, c’était dur à dire ! ». Pour le choix de la ville, on lui a proposé Strasbourg ou Montpellier.
« J’ai demandé à mon ami français, et il m’a répondu :
« Montpellier !!! »
avec beaucoup de points d’exclamation ! Alors je lui ai fait confiance, et je ne regrette pas. » Il est en effet resté un an après son séjour estival et a ensuite trouvé un travail comme guide pour des Français dans un musée de Bergen (Norvège) !
Nihad est venu depuis l’Azerbaïdjan. C’est l’histoire et la culture qui l’ont attiré. Son meilleur souvenir, ce sont les matinées à l’IEFE : à peine réveillés après avoir fait la fête la veille et déjà motivés pour aller étudier, les étudiants se retrouvaient pour partager un café ou un jus d’orange dans la salle commune.
Amélie est autrichienne. Pour elle, Montpellier est une histoire de famille ! « Ma mère était venue y étudier et en avait de très beaux souvenirs ». Son but à elle, c’était d’apprendre tout ce qu’on n’apprend pas à l’école.
« J’avais remarqué que j’étais capable de bavarder avec des francophones et que je les comprenais la plupart du temps quand ils parlaient. […] Beaucoup d’entre eux m’ont dit que mon français était bon. C’était une surprise parce que j’avais toujours eu de mauvaises notes en français dans les cours de langue à la fac. »

Davide et Anna sont italiens tous les deux mais se sont rencontrés dans ma classe, lors de leur séjour Erasmus.

Anna a choisi Montpellier parce que c’est « une ville pas trop grande, […] c’est parfait pour connaître des personnes ». Pour Davide, Montpellier, c’est comme à la maison : « À Montpellier, il y a un climat génial qui ressemble beaucoup à ce que j’ai dans ma ville d’origine (Cagliari) et moi, je suis assez frileux, donc je ne voulais pas vivre dans une ville trop froide ! »
Rester un an à Montpellier leur a permis de participer à la plupart des événements culturels : les journées du patrimoine en septembre, les ZAT (Zones Artistiques Temporaires) en novembre, le FISE
(Festival International des Sports Extrêmes) en mai, la Fête de la musique le 21 juin, et bien sûr les incontournables « Estivales » que ni Inga, ni Nihad, ni Amélie, ni Aslak, ni Davide, ni Anna ne pourront oublier.
« C’est la meilleure fête du monde ! Des petits trucs à manger, du vin, de l’ambiance… Là, t’es parfaitement heureuse… » (Amélie)

Tous conseillent à des étrangers de venir.

« Je conseillerais Montpellier, parce que c’est unePlus beau mot ok ville étudiante et [qu’il y a] surtout des étudiants étrangers qui vont à Montpellier pour apprendre la langue. […] Tu vas sûrement parler français tout le temps et ça, c’est la meilleure manière pour apprendre la langue, si tu fais aussi un cours de français. »
Anna

« Je recommanderais Montpellier en argumentant que c’est une super belle ville avec beaucoup d’étudiants, le beau temps, la plage pas loin. Un des meilleurs endroits pour faire [un séjour]. Je ne crois pas que Marseille ou Nice peuvent être aussi bien que Montpellier. » Aslak

« Il y a toujours quelque chose à faire. L’atmosphère est calme et animée en même temps. Les gens sont extrêmement ouverts et aimables envers les étrangers. »
Amélie

Pour voir la vidéo, cliquez ici : http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Destination-Francophonie/Episodes/p-30182-Destination-Montpellier.htm

Le plus beau mot

Pendant leur été à Montpellier, Nihad, Amélie et Aslak ont participé au projet « Le plus beau mot » de Marina Schell et Sabrina Ehmke, deux étudiantes allemandes.
« Je me souviens de mon plus beau mot, me dit Aslak, c’était : BON parce que c’est un bon mot ! ». Pour Nihad, c’est CHEF-D’ŒUVRE et pour moi, (à l’époque, j’étais monitrice à l’IEFE) c’était MELANGE. Parce que voir tous ces étudiants de pays différents venir se mélanger le temps d’un été dans ma ville, je trouvais ça génial !

Le mot d’Amélie, c’était FAUTEUIL,
« même si je n’étais pas très sûre à l’époque de comment ce mot s’écrivait ! J’avais appris l’étymologie à la fac, et c’était très impressionnant de voir que c’était dérivé d’un mot celtique, faldistol, qui a perdu certaines de ses lettres en français. »

Pour Marina et Sabrina, « il ne s’agissait pas de trouver LE mot de la langue française que la majorité des gens trouve beau. (…) Il s’agissait de trouver le mot du jour, le mot-clé, le plus beau mot d’une journée. »

Grâce à leur projet, Marina et Sabrina ont composé une mosaïque des plus jolis mots de la langue française. Elles ont photographié des Montpelliérains de tous âges et des étrangers de tous horizons avec leur mot préféré écrit sur une feuille blanche dans les rues de Montpellier.

« Montpellier est devenue notre ville préférée ». Lors de ce séjour, on a eu le même sentiment que le personnage de Xavier dans le film L’auberge espagnole (de Cédric Klapisch) :
« Quand on arrive dans une ville, (…) tout est inconnu, vierge. Plus tard, on aura marché dans ces rues (…), on aura vécu des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue, on l’aura prise dix, vingt, mille fois. Au bout d’un temps, cela nous appartient parce qu’on y a vécu. »

Plusieurs expositions de ces mots ont eu lieu. À l’université Paul Valéry bien sûr, là où le projet a commencé, mais aussi à la maison d’Heidelberg à Montpellier et à la maison de Montpellier à Heidelberg, un bel échange interculturel !

Marina et Sabrina enseignent aujourd’hui le français à Hanovre, en Allemagne.

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